Tout le monde connait cette très vieille chanson

Le travail c’est la santé
Rien faire c’est la conserver
Les prisonniers du boulot
N'font pas de vieux os

Ça me faisait sourire, je n’ai jamais envisagé le travail comme une corvée, étudiante j’ai eu beaucoup de petits boulot, pas transcendants mais ce n’était que temporaire et puis les ambiances étaient bonnes. Puis j’ai trouvé ma voie et un boulot qui me plait, et l’entreprise qui va avec.

J’ai changé d’entreprise, j’avais réussi à me rapprocher de chez moi. En entretien je suis tombée sur des gens sympathiques, les débuts étaient super, bien qu’avec un poste très chargé.
Puis j’ai découvert les joies de la pleine saison, joie c’est de l’ironie. Se faire pourrir par les clients pour des retards qui ne sont pas de mon fait, ne travailler que sur des hypothèses, et ce qu’on appelle notre boule de cristal.

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Bref,  on ne peut même pas dire que ce sont les joies du métier, j’ai fait d’autres entreprises avant, ça ne se passait pas comme ça.
Mais bon l’ambiance est plutôt bonne à tous les niveaux, et c’est ça qui fait tenir

Puis l’ambiance change, enfin le management, mais pourtant pas les personnes. 
Et là tu découvres des collègues qui font des ulcères, des crises d’angoisse, des dépressions.

Est-ce vraiment ça le travail ?
Est-ce normal de se réveiller la nuit en pensant au nombre de choses qu’on n’a pas eu le temps de boucler ?
Est-ce normal de se réveiller la nuit pour préparer sa journée qui n’est pas encore commencer ?
Est-ce normal de rêver du boulot ? et donc d’avoir l’impression de bosser H24 ?

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Et puis un jour ton oreille siffle, bon ok le temps d’avoir rdv chez le médecin, sauf que là il te dit d’aller voir un ORL.
C’est déroutant tu entends à la fois trop et pas assez. Si plusieurs personnes parlent en même temps, tu ne distingues plus rien.
Tu passes une batterie de test et on t’annonce que tu fais de l’hypertension ! Oui mais de l’hypertension de l’oreille interne, et donc une hyperacousie sur les aigus, une surdité sur les graves et des accouphènes.
Ça ne se soigne pas « il faut se calmer Madame »

 

Mais il y a encore mieux, burn-out, incident ischémique transitoire, absentéisme à 10% (voir plus).
Personne ne réagit, le taux d’arrêt de travail ne fait que personne ne se pose de questions ???

Comment dénoncer une ambiance ?  un ressenti qui n’est pas isolé ?  et au final des conditions de travail qui ne sont pas correctes.
Qu’est ce qu’on enseigne dans les écoles qui forment les futurs managers ? à être cons ?
Le pire c’est que la conversation que j’ai eu ce week-end , confirme ce ressenti dans d’autres entreprises !

 Mais ils ne m’auront pas, je remets mon CV au propre

Le boulot c’est vraiment la santé hein ?

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